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Y a-t- il un marché ?

September 27, 2017

 

 A bien réfléchir, 

 

Ce n'est pas ma faute mais celle du public qui n'a rien compris !

d'autres ont réussi avec peu de talent et beaucoup d'argent,

mais un jour viendra je leur montrerai que j'ai du talent...

 

 

Comme dans tous les domaines, il y a plusieurs façons d’appréhender son sujet…

 

l'Etude de Marché

 

Inventer un produit peut provenir en général de 2 façons radicalement différentes.

La plus logique et donc rationnelle pour qui veut vendre un produit, c’est de détecter un nouveau besoin ou un nouveau marché puis d’améliorer une réponse existante ou de créer une réponse à ce besoin.

 

La seconde façon plus improvisée est d’avoir une idée, de la transformer et puis après seulement ...

 

de lui trouver un marché !     si tant est qu’il existe !

 

Cette deuxième méthode s’impose parfois notamment quand l’envie de créer est plus forte que celle de vendre et prospérer. Ou quand on a l'intime conviction que le marché existe et qu'il est tellement évident que l'on en oublie l'essentiel à savoir le pragmatisme...

 

Pour qui réfléchit calmement et sereinement, c’est prendre un sacré risque que de raisonner de cette façon et d’imaginer un produit sans l’identification de ses clients potentiels et pourtant c’est comme cela qu’est né HIC et UBIQ !

 

Pour nous, le besoin d’optimiser des clients était d’une telle évidence que peu importaient les résultats de toute façon c’était une évidence !

Mais pour ce qui est, à quel coût et comment et pour qui ?

Tout cela on le verrait le moment venu…

 

Le marché existait, il n’y avait pas besoin de se poser sempiternellement la question. Nous étions sur un marché énorme qui allait nous ouvrir les bras d’une clientèle potentielle incommensurable avant de nous ouvrir les innombrables cases du meuble qui tourne, dans lesquelles nous allions amasser les euros et les lingots !

 

Alors ça, c’est ce qui était initialement prévu… et bizarrement c’est aussi ce que pensent beaucoup de personnes en découvrant le résultat de nos recherches.

 

Mais malheureusement "y a comme un hic"

 

Les pauvres s’ils savaient !

 

 

Les conseillers sont rarement les payeurs…et les clients sont rarement les « conseilleurs »…

 

Comme l’explique de façon magistrale, Paul Muillier, spécialiste dans le domaine de l’innovation,

 

"Effectuer une étude de marché dans un marché relativement connu et stable, peut donner une réponse relativement fiable et rationnelle,

alors qu’anticiper le développement d’un produit dans un marché qui n’existe pas encore oblige à décoder et se fier à une certaine intuition…"

 

Henry Ford aurait dit : « si j’avais demandé à mes clients ce qu’ils attendaient, ils auraient répondu : un cheval plus rapide ! »

 

Steve Jobs évoquait lui « Ce n’est pas le rôle du client de savoir ce qu’il veut »

 

Et effectivement quand on se situe dans le cadre du développement d’un produit considéré comme disruptif, seules les équipes de développement pensent et réfléchissent à la place du client.  Ce sens du client sans son assentiment ne peut être évoqué que si vous avez à la tête de l’équipe ou de l’entreprise des hommes avec des convictions et avec une vision

 

A notre niveau et modestement, nous n’avons pas pu développer le produit comme nous le souhaitions.

 

Certainement pas suffisamment visionnaire, peut être que le produit n’était pas assez évolué, fini ou abouti pour séduire et accrocher,

Peut être que le marché était trop réduit,

Peut être qu’en définitive, il n’y avait pas de marché,

 

ou comme j’aimerais le penser même à mon grand désespoir, nous sommes arrivés trop tôt…

 

Pourtant, nous avons constamment eu des remontées très positives du meuble mais à chaque fois les gens passaient leur chemin, une fois la découverte passée…

 

Alors bien sûr, nous nous sommes faits assister pour des études de marché mais là encore, nous avons eu droit à pas mal de propositions aussi différentes les unes que les autres et pourtant non dénuées d’une certaine logique, mais chacune analysant le dossier avec son propre prisme, sa sensibilité et ses méthodes et déterminant ses axes de travail et préconisations sans nécessairement se soucier des moyens dont étaient dotés l'entreprise...  

 

Je ne résiste pas à évoquer la demande d’un grand fabricant de chaussures qui souhaitait se développer sur le continent Africain il y a plusieurs décennies.

S’adressant à 2 très grands cabinets d’études marketing, ils eurent une sacrée surprise lors de leur restitution finale… les 2 cabinets constataient chacun qu’une grande partie des autochtones à l’époque ne portaient pas de chaussures, mais dans leur analyse 

 

le premier cabinet indiquait qu’il n’y avait pas de marché sous couvert que la population ne portait jamais de chaussures…

 

et le second indiquait qu’il y avait un marché immense car la population ne portait pas encore de chaussures...

 

"Ya comme un Hic !"

 

 

 

 

 

 

 

 

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